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ITYM 2014- Jour 5 : Avant la finale

Bonjour tout le monde, c’est parti pour la deuxième journée de rep... non on a dit "boulot !" : les huit équipes encore en lice préparent la finale, et les deux françaises sont bien heureuses d’y être. L’enjeu est de taille, la finale ayant un coefficient pi (3 dans les premières éditions, mais l’organisation s’est permis cette coquetterie... et après tout, tout le monde sait bien que pi=3). Mais maintenant que l’on a pris l’habitude de préparer cette épreuve, l’ambiance est relativement détendue. Les machines de guerre bien rodées, qui avalent des articles entiers pour recracher une revue écrite bien tapée dans les 24 heures, les rois du LaTeX qui confectionnent des beamers (des power points, quoi) bien léchés, support quasi indispensable d’une présentation de haut niveau minutieusement travaillée, les opposants et rapporteurs à l’affût de questions éventuelles à poser... bon je pense qu’on a compris. Profitons de cette journée somme toute banale pour nous concentrer sur les détails du quotidien.

Nous sommes logés dans le vaste campus de la Jacobs University, à l’écart de la ville, donc. Nous sommes au premier étage du bâtiment où tout le monde est logé. Il y a notamment, au rez-de-chaussée, la salle de jeux comprenant un baby-foot [note : Thomas et moi avons gentiment expliqué hier aux petits qu’il n’y a pas qu’en maths que les encadrants sont plus expérimentés]. Plus loin, le bâtiment des épreuves, et celui de la finale.

Enfin encore ailleurs, l’essentiel, la cantine, sous forme de self. Au petit-déjeuner, la pâte à tartiner ("nutella" doit être un tabou ?) part trop vite, et il y a peu de céréales. Sinon, il y a de tout, à savoir le sucré auquel les Gaulois sont habitués, du fromage et des saucisses. Les volumineux croissants, dont le goût laisse toutefois à désirer pour les puristes d’Outre-(Outre-Rhin) - les Français quoi - sont piégés : il y a les croissants qui sont en fait fourré au chocolat, et les "croissants français" qui sont normaux. Malheureusement, il est bien difficile de distinguer leur localisation respective, et c’est pas très diététique de mettre du Nut***a sur un pain au chocolat déguisé. Pour avoir au moins un croissant standard, il y a heureusement un raisonnement chamano-superstitio-probabilistique simple et élégant : prendre beaucoup de croissants. Le midi et le soir, le menu est assez répétitif (pâtes, nouilles ou pâtes ? heureusement que l’assaisonnement change), mais il y a de nombreux stands de crudités...on survit (très) aisément.

Bon, je pense qu’il est temps de clore cette parenthèse culinaire. Entretemps, France 1 a bien avancé sur le 2 des Bulgares assez creux, sur le 5 des Allemands 2 qui n’est guère mieux. Quant au 7 des Roumains, il comporte encore un plagiat erroné, à l’instar des Bulgares au tour précédent... la question sur la transcendance du nombre Champernowne (0,12345678910111213...) porte-t-elle Mahler ? Cécile, elle, prépare sa présentation du 9, sur laquelle l’équipe fonde ses espoirs pour cartonner. Chez France 2, l’opposition sur le 9 des Allemands 1, pas exceptionnel, est gérée par Maître Noisette. Le rôle de rapporteur sur le 1 iranien est dévolu à Clément, qui saura sans doute encore nous surprendre. Augustin, Arnaud et Adrien ont bien besoin des enseignements de Thomas en algèbre linéaire pour comprendre le 10 biélorusse (encore un pompage, mais l’auteur a eu l’intelligence de citer dans les règles de l’art l’article utilisé, écrit par un professeur de... la Jacobs University ! malheureusement, il ne sera pas là). Charles enfin, est indécemment torturé par son autre team leader pour préparer une prestation solide. La difficulté essentielle étant de lui apprendre à ne pas parler trop vite.

Les revues écrites sont envoyées 10 minutes en retard, ce qui constitue un réel progrès par rapport aux deux précédents, et tout le monde va se coucher assez vite.

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