Association pour l’animation mathématique

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Nathanaël Courant

Nathanaël, peux-tu te présenter en quelques mots ?

J’ai presque 18 ans, j’habite à Vénissieux, dans la banlieue de Lyon, et je suis actuellement en prépa MPSI au Lycée du Parc...

Il y a un peu plus de six mois, tu remportais le 2ème prix du Concours Général de Mathématiques, tu obtenais une médaille d’argent aux Olympiades Internationales (OIM) et déjà l’année précédente, tu étais 1er prix national ex-aequo aux Olympiades Académiques, et tu n’étais pas loin d’être sélectionné pour les Olympiades Internationales ou les Olympiades Balkaniques. Déjà en 2009 tu voulais participer au stage olympique d’Animath et suivre les cours de Bodo Lass, mais tu as interrompu jusqu’en 2011. Peux-tu expliquer ton parcours, quand tu as commencé à t’intéresser aux mathématiques en général, aux mathématiques de compétition en particulier, et qu’est-ce qui a motivé ta candidature en 2009 et en 2011 ?

J’ai dû commencer à m’intéresser aux mathématiques dès l’école primaire, mais je ne sais pas vraiment quand. À propos des mathématiques de compétition, mon professeur de 6eme m’avait proposé de participer au "Concours intégral", et j’avais été agréablement surpris d’être classé 1er. Cela m’a motivé pour le coucours Kangourou les années suivantes, et m’a causé d’être contacté par Bodo Lass durant mon année de 4eme. J’ai ensuite participé aux cours de Bodo, et c’est lui qui m’a incité à participer au test de sélection pour le stage olympique Animath. Après avoir été qualifié, je me suis dit que je n’avais pas tellement envie d’y aller, et j’ai arrêté les cours de Bodo l’année suivante, que je trouvais trop longs, trop fatigants, et un peu trop durs... Je ne sais plus pourquoi j’ai passé à nouveau le test de sélection à la fin de mon année de seconde (2011), et cette fois-ci, j’ai été pris sur liste d’attente. Le stage m’a motivé, et je suis retourné aux cours de Bodo l’année suivante.

Trouvais-tu dans ton entourage, ta famille, ton lycée, une stimulation pour participer à la préparation olympique, ou te sentais-tu plutôt isolé ?

Il y avait ma mère [professeure de mathématiques] qui m’encourageait beaucoup... En 2011-2012, elle s’est également intéressée aux exercices des envois pour la préparation de l’OFM, et nous étions plus-ou-moins en compétition pour trouver l’exercice en premier... Une autre stimulation est que cela me permettait de faire quelque chose d’intéressant pendant les cours de maths...

Que t’a apporté ta participation à l’Olympiade Internationale ?

De nombreuses choses... Il y a les discussions avec les membres des autres équipes, qui étaient très intéressantes et enrichissantes, mais aussi les conférences qui se déroulaient après les épreuves, les activités en dehors des épreuves, comme la baignade dans les Caraïbes, et bien sûr la médaille d’argent à laquelle je ne m’attendais pas du tout, espérant, avant les épreuves, obtenir une médaille de bronze de justesse...

Que peux-tu dire de la préparation olympique que tu as suivie ?

Il y en avait plusieurs... D’un côté la préparation "officielle", c’est-à-dire le stage Animath et les envois de l’OFM, qui étaient constitués d’exercices à chercher chez soi puis à renvoyer par la poste, et de l’autre côté les cours de Bodo Lass, qui se déroulaient deux fois par mois, le dimanche, à l’ENS de Lyon. En fait, c’était plus des TD que des cours, puisque c’était des exercices à chercher, puis leur correction. Il y avait cependant un peu trop de géométrie à mon goût... En tout cas, l’une dans l’autre, ces deux préparations se complétaient bien, et m’ont beaucoup aidé à progresser.

Et à part les maths ?

Les maths ne sont pas ma science favorite ! C’est l’informatique, aussi bien théorique que pratique : la plupart de ses domaines me fascinant. Je passe donc régulièrement mes week-ends à programmer, ou lire divers livres d’informatique. Sinon, à part les sciences, je fais un peu de musique et d’escalade, quand j’ai du temps et la motivation.

Et l’avenir ?

L’année prochaine, je vais continuer ma prépa et j’espère entrer à l’ENS pour étudier l’informatique... Quant à plus tard, c’est encore un peu flou, peut-être un doctorat ou quelque chose comme çà.

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