Association pour l’animation mathématique

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Marine Auriol

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Marine Auriol, actuellement en Seconde au lycée Adam de Craponne à Salon de Provence. J’ai fait partie de l’équipe qui mène le projet " Du Vendée globe au trou noir : étranges géométrie" 

Les maths, depuis quand ?

Pendant longtemps, les maths, c’était pas mon penchant. Une matière sans grande importance dans ma vie, bien que l’on me répétait assez souvent quelles étaient utiles. Ce n’est quand 5e, que j’ai eu connaissance d’un atelier s’effectuant en dehors des cours, dans mon collège (Albert Camus de Miramas) ; il s’appelait "Atelier Euclide", et il était ouvert aux élèves volontaires de 4e et 3e, pour découvrir par exemple des géométries très bizarres ou encore la compréhension de l’infini. C’est donc ma sœur, en 4e à ce moment là, qui m’en parlait assez souvent ; elle me racontait ses séances au sein de l’atelier, motivé par un professeur dynamique (Francis Loret), et elle en venait même à me passer des fiches d’exercices en voyant mon intérêt grandir. Malheureusement, je ne pouvais pas m’inscrire à l’atelier car je n’étais qu’en 5e. C’est après intégration dans le club que les maths devinrent une passion…

Tes expériences ?

Une fois dans le club, je me suis investie au maximum pour découvrir les maths et leurs utilités dans le monde réel. Une équipe avait été composée, réunissant des personnes de l’atelier, avant mon arrivée ; ils avaient remporté 2 médailles d’or au concours national Faites de la Science en 2008 et 2009. J’ai intégré cette équipe en 2010 lorsque j’étais en 4e. Nous avons participé au concours C.Génial, la même année, à l’Ecole des mines de Nantes, et nous sommes rentrés avec le prix de la fondation C.Génial ! Par la suite, Francis Loret, notre professeur, à reçut le premier prix du concours national Science on Stage. Il a représenté la France en avril dernier à Copenhague à l’échelon européen.

J’ai également participé au concours Intel ISEF, le plus grands concours pré-universitaire du monde, créé en 1950, qui a rassemblé cette année 65 nations. Notre équipe était composée de 3 personnes, Clément Martinez, Arnaud Vespa et moi ; nous avons mené notre projet pendant de longs mois. Nous avons obtenu un 4ème prix dans la catégorie « Mathématiques ». [Voir le dossier sur le site de l’association Math pour tous]

Ce projet, en quoi consistait-il ?  

Tout est parti d’un défi entre les élèves de notre collège et leurs professeurs : lequel d’entre nous battrait le record du tour du monde à la voile sur un simulateur en ligne, sur le net, en utilisant les vraies conditions météo du parcours et les vrais paramètre technique d’un trimaran ?

Quelle direction choisir ? Quelles voiles, proposées par le simulateur, prendre ? Comment être le plus performant possible ? Pour répondre à nos questions nous avons rencontré un ingénieur météo, qui nous a appris à découvrir les principes de la météo mondiale et à lire des cartes météos marines complexes. Puis un marin, architecte naval, qui nous a fait découvrir son chantier, pour découvrir et analyser le profils des bateaux. Ensuite, Arnaud (membre de l’équipe) a modélisé sur Blender, un logiciel de 3D. Nous sommes passés à la pratique, nous avons navigué sur un trimaran de 40 pieds pour connaître les bases de la navigation. 

De g. à D. Arnaud Vespa, Marine Auriol et Clément Martinez Evidemment les maths étaient essentielles pour boucler notre tour du monde le plus rapidement possible. Nous avons eu recoure à la géométrie sphérique (puisque nous sommes sur la Terre) et une géométrie très étrange, la géométrie Tropicale qui permet de calculer le plus court chemin dans un réseau de routes. Nous sommes ensuite passés à la programmation, faite par Clément (membre de l’équipe), il a programmé une méthode pour l’organisation des porte-conteneurs ; mathématiquement, c’était comme un réseau à optimise ; nous avons présenté notre travail au directeur opérationnel de la CMA-CGM (Compagnie maritime d’affrètement - Compagnie générale maritime, le 3e armateur mondial de transport maritime en conteneurs et le premier français), très intéressé par cette méthode.

Clément à aussi crée une plateforme de routage de cinq de de nos bateaux virtuels, apte à prendre en charge le routage de nos bateaux en totale autonomie dans le simulateur en ligne. Puis, nous avons été en contact avec l’entreprise qui gère le simulateur. Ils nous ont confiés avoir un problème : si un joueur ne peut se connecter pendant un ou deux jours sur le jeu, il va chuter au classement, se démotiver et sûrement abandonner la course. C’est notre projet 2012, la création un logiciel automate qui route de façon optimale un bateau sur le simulateur.

A la fin, nous avons réussis à battre le record de Franck Camas (48 jours et 7h) en 48 jours 0h et 47 minutes. Nous avons appris par la suite que Loïc Peyron venait de battre le record en 45 jours 13h et 42 minutes. Un autre challenge pour le Team Atelier Scientifique Euclide ! 

Ton futur ?

Passionnée par les avions de puis un bout de temps, j’espère intégrer une base aérienne afin de devenir pilote de chasse en passant par une 1ère S (évidemment). Et pourquoi pas faire math sup math spé à Grenoble pour aller le plus loin possible ? Mais d’autres projets d’avenir me viennent, l’astronomie serait un domaine dans lequel j’aimerai m’investir. 

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