Association pour l’animation mathématique

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Sergio Vega, 1er accessit série S 2010

Retour sur la cérémonie. J’ai été très heureux de prendre part à la cérémonie. L’invitation à Paris, l’accueil au ministère, les prix remis par des responsables du ministère, et le buffet délicieux sont très encourageants pour les lauréats, je pense. Au buffet on pouvait discuter avec d’autres gens passionnés par les maths (et de comment elle peut être enseignée pour être plus diffusée et appréciée)

La conférence était encore très agréable : on a rencontré un chercheur célèbre qui nous ont fait aborder des mathématiques un peu complexes, de manière insolite et conviviale.

On voit qu’ils tiennent à transmettre leur passion des maths.

Pourquoi avoir participé aux olympiades ? J’aime bien la résolution de problèmes de mathématiques de ce genre, il y avait des prix à la clé et on me l’a proposé.

Depuis quand vous intéressez vous aux maths ? Depuis mon entrée au collège environ : j’étais assez fort dans cette discipline, mon prof l’a remarqué et m’a montré quels autres aspects elle pouvait avoir. Les mathématiques exercent l’esprit, font appel à des capacités d’abstraction, de modélisation, d’intuition et finalement d’imagination. Ne se basant pas sur des constats empiriques, ce n’est pas une science : c’est pour cela que, se basant donc exclusivement sur la réflexion, on peut en tirer un plaisir intellectuel de compréhension intense, par exemple à la résolution d’un problème ou la compréhension d’une démonstration. On y rencontre toute sorte de curiosités, les concepts qu’elles ont fait naître vont parfois contre le bon sens : le paradoxe de Banach-Tarski explique que l’on peut couper une orange en 5 et recoller les morceaux pour avoir deux oranges de même volume ; il y a différentes infinités de nombres, la plupart des nombres réels ne peuvent être définis de manière finie (contrairement à pi, e .. ), un théorème de topologie nous dit qu’il existe deux points à la surface de la Terre avec la même pression et la même température... On est étonné de voir comment on se perd dans des raisonnements sur des objets difficiles à imaginer, et comment cette abstraction qui caractérise les maths amène à des résultats simples et surprenants sur des objets un peu plus concrets.

J’ai donc un peu étudié cette discipline et ça m’a plu beaucoup plu. Grâce à mon professeur, j’ai pris part au club de mathématiques discrètes de Lyon, animé par Bodo Lass et Theresia Eisenkoebl (pour tous les intéressés).

J’ai pu participer aux olympiades internationales en 2009 à Brême, une compétition prestigieuse avec un voyage et des rencontres avec des élèves de 100 autres pays : c’est vraiment une ambiance géniale.

A part les maths ? J’adore écouter de la musique, le rock, la pop et le jazz en particulier, jouer du piano et de la guitare, ainsi que la littérature : les classiques surtout, en particulier ceux du XXème siècle. Je fais du tennis et de la natation.

Des projets d’avenir ? Je ne sais pas du tout : les mathématiques me plaisent beaucoup mais ce n’est pas la seule discipline. Les sciences humaines m’intéressent également beaucoup, j’aime suivre l’actualité et apprendre l’histoire, comprendre des phénomènes de société, et la littérature me passionne également beaucoup. Cette abstraction qui caractérise les maths n’a pas que des avantages : elle semble éloignée de la vie quotidienne ; ses métiers, à part celui de professeur, perdent un peu leur attrait ... D’autre part je n’aime pas trop la biologie, ni la physique, ni la chimie. Je ne sais donc pas si je vais entreprendre des études littéraires, plutôt économiques ou sociales, ou alors rester dans le scientifique... Mais dans tous les cas je continuerai à m’intéresser aux mathématiques et à ses merveilleux raisonnements !

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